11 novembre 2007

Mère Lune

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Dans la tendresse du soir
La Lune illumine cette nuit noire
Lueur douçâtre à l’horizon
Me caressant à l’unisson

Toute entière, je me laisse imprégner
Par cette lumière diaphane
La brise chatouillant ma peau, léger
Souffle du ciel, de qui émane

Cette puissance intouchable
Astre que l’on ne peut atteindre
Détruisant cette jolie fable
Décrocher la Lune ou seulement feindre ?

Le corps s’allongeant sur les feuilles
M’ouvrir à l’étreinte de la Terre
Etre submergée par ce chaotique accueil
Me berçant doucement, notre Mère

Nature, de son amour nous protège
Toutes ses merveilleuses richesses,
Savoir entrer dans la danse, Allégresse…
Bouleversant l’esprit, savoir éviter le piège

De la nature humaine, dont l’unique but
Est de détruire, prendre sans donner en retour
Egoïste profond dont l’âme s’est tut
Carcasse vide, abandonnée pour toujours

Marionnette morte, marchant aveuglément
Désillusion de vie, entourée de métaux si froids…
S’enfuir de cette sombre cité, secrètement
Rejoindre la source végétale, doux émoi

Dérivant à travers les grands arbres
Gardiens sans âge de cette folie macabre,
Je marche les yeux fermés, l’esprit ouvert
Vers le cœur de la forêt, sanctuaire Lunaire…

 

Griselda 

Commentaires

Je suis charmée de voir que je ne suis pas la seule à apprécier la Lune.
Très belle poésie composée de mots charmants...
Ode à la nature et à la lune.
Profond et sombre, lumineux et sensible
Merci

Ecrit par : Luna | 11 avril 2008

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